Tulum

Cette ville est comme un aimant à touristes, on ce croirait en plein été sur la côte de Méditerranée, cela grouille de gens en maillot de bain, les commerces vendent des trucs d’été, du maillot qui ne cache rien, à la bouée et seau de plage, si non ce sont des excursions aux alentours ou des resto. Direction les ruines Maya, les seules au Mexique donnant sur la mer,  qui d’après les guides ont vu les galions espagnols arriver...sauf qu'au loin il y a la barrière de corail, alors ou ont ils débarqué????
Bon, les ruines sont belles, quoi qu'un peu en « ruine » et ici nous ne pouvons pas entrer dans les bâtiments, les visiteurs sont tellement nombreux qu'il a fallut protéger le site. La vue sur la mer des Caraïbe est splendide , aussi mouvementée que le Pacifique, les rouleaux  brisent une première fois sur le récif à 500m et à nouveau, plus calme, sur la plage, ce qui n’empêche pas la baignade vu le  nombre de baigneur,  dans les restes des temples et habitations les iguanes sont chez elles , nous croisons même une authentique Maya d’époque, quoi que très bien conservée, reconvertie en guide pour touristes, elle est en tenue traditionnelle, mais au milieux d'un groupe,  difficile de lui tirerle portrait .
Il était possible de dormir sur le parking, sauf pour nous, nouveau chef, nous filons au camping du coin, oui celui sur la plage et bien non !! le CC est trop gros bon nous ferons en sauvage il y a un endroit sur la plage à 3km, prêt d'un poste de police, donc sécurisé, quoi que nous n'ayons jamais été embête nulle part.
Les Mexicains sont plutôt bienveillants, il est situé sur le bord de la route, mais la circulation va s’arrêter ( tient j'ai déjà entendu ça) à quelques mètres, une presque-île,  2m de haut et 100m de diamètre composée de rochers demi ensablés, je m'approche pour prendre une photo, une vingtaine de personnes donne à manger du bout des doigts à de frégates qui attrapent  en plein vol, les frégates peuvent rester des mois sans se poser, et jamais au sol ou en mer, elles ne pourraient plus décoller.  Elles sont taillées pour le vol avec une envergure jusqu'à 3 m, sans jamais un seul coup d'aile, sauf si il s'agit de harceler un autre oiseau pour lui dérober sa proie ; cependant elles pèchent le plus gros de leur nourriture, la technique consiste a repéré, en volant très haut, les dauphins ou les pécheurs en chassent , les poissons qui nagent à la surface sont leur proie favorite qu'elles attrapent en rase-motte ici c'est plutôt en rase-vagues, le ballet est passionnant, un peu plus tard le groupe de nourrisseurs repart en emportant leurs canettes vides, bravo ! Les frégate et les quelques pélicans partent à leur tour.
La circulation ne faiblit pas, je pense que les gens sont allés sur les plages plus loin et qu'ils rentrent à la nuit, nous mangeons, un autre CC s’installe derrière nous, un autre une dizaine de mètres devant ,et toujours autant de voiture sur la route, le vent forcit,  le ressac fait presque autant de bruit que les voitures, et il ne faut pas compter sur le marée basse, elle n'est que de 1 m dans la région, la pluie commence à tomber, c'est tout ce qu'elle sait faire, mais là c'est très fort, le vent monte encore, c'est la tempête le CC tangue un peu mais il tient bien la mer, à non ce n'est pas un bateau,  avec le vent un peu d'eau rentre par une fenêtre vite calfeutrée, à part cela nuit ..... comme on peu, mais toujours avec voitures, accalmie du vent et des voiture vers 3 h du matin mais les voiture reprennent à 6 h par le service de ramassage des poubelles, nuit avec très peu de repos mais au bord de la mer des Caraïbe et du récif de corail....teint la belle jambe !!!
 Petit passage au cyber café pour donner des nouvelles et contacter nos amis Fabrice et Marie et leurs enfants, peut-être les retrouver à Bacalar, la lagune aux sept nuances de bleu, nous prenons la route, la pluie menace, bof, au loin le ciel est moins gris et bien non il se met à pleuvoir des trombes et presque arrivés, Jacqueline me dit « C'est Fabrice et Marie !!! » je n'ai pas reconnu le camion avec la pluie, demi tour, joie des retrouvailles, depuis la frontière des USA/Mexique, ils vont a 80km nous décidons de les suivre, recherche d'un bivouac, du mauvais coté, demi tour, et au pied du phare un grand emplacement à 300m du centre ville , il y a déjà deux CC et........ ce sont des Français, une famille de 5 qui ont tout vendu, 40 ans dans les Alpes avec 6 mois de neige par an ça suffit, ils vont changer de vie genre sud ouest, et un couple de jeunes qui vient travailler au Canada, mais par le chemin des voyageurs, discutions de voyages, et repos bien mérite eh he!!! nous sommes en vacances, un peu de pluie nous berce.
 Ce matin soleil, nous allons faire un tour en « ville », magasin de souvenirs, maillots de bain, resto,   bars et salon de massage en plein air, nous avons du mal à trouver « la » boulangerie, la seule du village, elle fait du pain presque comme chez nous, je prend un croissant et un cappuccino à la terrasse.
A notre retour un nouveau CC, ce sont des jeunes, 35ans avec deux enfants  nous les avons rencontré à Zion aux USA en octobre, quand un de nos fils Luc était avec nous, la soirée avait été très agréable, il y avait aussi Patrick que nous pension revoir aussi, nous verrons bien, plus loin !!!
Nous voilà 17 dont 7 enfants , la soirée s'organise 2 kg de sardines achetés au pécheur à la sortie du bateau, différents trucs de chaque CC,  une bouteille de rosée de Californie et une de rouge sans oublier en apéritif un « ti punch »  plus  coca et fresca local pour les enfants, guacamole avec les avocats du pays, barbecue et poissons grillés . Nous avions acheté deux ananas sur le bord de la route en prévision, Jacqueline les prépare et il est bien tard quand nous finissons de manger en racontant chacun son histoire et comment nous sommes arrivés à un voyage au long court...
 Il faut savoir long ou court, en fait bien court, un an ou deux dans la vie d'un homme, et bien court, il va falloir penser à rentrer, pour certain c'est  fin février, d'autre comme nous en juin et d'autre en juillet , juste le couple de jeunes reste travailler au Canada avec un visa vacances travail ,
 nous sommes les premiers à aller nous coucher, ah les vieux !
 Le lendemain matin nous sommes réveillés  par  Sébastien  et les enfants qui vont au village à vélo chercher le pain frais, le temps de nous lever et ils sont déjà de retour, mais ils y retournent donc nous commandons des croissants et une baguette, le pain frais le matin c'est délicieux!!
C'est  l'heure de la séparation il ne reste que Patrice et Marie et leurs enfants, ce sont eux qui ont un gros 4X4, ancien camion de pompiers , un peu comme le notre en mieux, puisque finit, partout ou nous passons ils font l’attraction, tout le monde se retourne et du coup nous ne sommes plus regardés avec notre petit CC, jaloux frustré va !!!
Durant notre arrêt nous avons eu pluie soleil, pluie soleil, c'est ça l’alternance...
Direction Bacalar à 80km